« La France commence 2019 en marche arrière. » – Entretien au Figaro, le 31 décembre 2018

Le Figaro – 31 décembre 2018

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INTERVIEW – Pour le secrétaire général délégué de LR, «le quinquennat d’Emmanuel Macron est mort-né». L’auteur du Coup d’État Macron prévient cependant Les Républicains : «notre génération n’a pas le droit d’échouer».

LE FIGARO. – L’année 2018 finit sur la crise des «gilets jaunes» et l’affaire Benalla. Emmanuel Macron peut-il reprendre politiquement la main en 2019 selon vous?

Guillaume LARRIVÉ. – Le bougisme initial de 2017 est devenu, dès 2018, un immobilisme létal. Mis à part le dépoussiérage utile du Code du travail et du statut de la SNCF, que reste-t-il de la transformation promise? Les choix fiscaux brouillons et brutaux d’Emmanuel Macron ont brisé tout élan réformateur, car ils ont été vécus comme une agression par une majorité de Français. La France des petites villes et des villages ne s’est jamais sentie aussi à l’écart des métropoles mondialisées. Autant il était justifié d’alléger la fiscalité sur l’investissement productif, autant il était injuste de faire pleuvoir toujours plus de taxes et de normes sur les classes moyennes. Sans équité, on se condamne à l’inefficacité.

Les millions de Français qui travaillent ou qui ont travaillé toute leur vie ont eu le sentiment que le président de la République les regardait de haut et leur disait: «En marche, ou crève!» Il a lui-même allumé un incendie qu’il a tenté d’éteindre in extremis, à coups de milliards d’euros. Au passage, il a retiré toute crédibilité à son gouvernement de fantoches, faisant voter au Parlement, en décembre, l’exact contraire de ce qu’il imposait crânement en novembre. Mais l’extincteur budgétaire aggrave encore le déficit et la dette de l’État. La France commence 2019 en marche arrière.

«Avec l’épisode “Benalla à N’Djamena”, cette mauvaise farce n’en finit pas de dévoiler la face sombre de la macronie»

Guillaume Larrivé

Vous étiez co-rapporteur de la commission d’enquête de l’Assemblée sur le cas Benalla. Pour vous, y a-t-il une nouvelle affaire dans l’affaire?

À chaque saison de cette étonnante série politico-policière, le pittoresque Monsieur Alexandre se rappelle au bon souvenir de son maître. Avec l’épisode «Benalla à N’Djamena» (la capitale tchadienne où l’ancien chef de cabinet adjoint de la présidence a été reçu début décembre, NDLR), cette mauvaise farce n’en finit pas de dévoiler la face sombre de la macronie. En installant au cœur de l’État une cour de pieds nickelés, le président de la République n’a pas fait honneur à la France.

«La vérité est qu’Emmanuel Macron n’est pas à la hauteur de ses fonctions»

Guillaume Larrivé

Vous dénonciez dans votre livre le «pouvoir autocratique» exercé par le chef de l’État avec «son arrogance» «inversement proportionnelle à son expérience». C’est ce qui explique pour vous ces crises?

La vérité est qu’Emmanuel Macron n’est pas à la hauteur de ses fonctions. En confiant l’Élysée à un aventurier égotiste qui n’était pas capable d’assumer la plus éminente charge de l’État, ses électeurs ont oublié l’avertissement de l’Ecclésiaste: «Malheur au pays dont le roi est un enfant et dont les princes festoient dès le matin.» Le peuple français n’a pas tardé à ouvrir les yeux. La fête est finie mais il faut boire le calice jusqu’à la lie.

Est-ce que le mouvement des «gilets jaunes» et les difficultés de l’exécutif étaient pour vous inscrits dans l’essence du macronisme? 

Ce qui a éclaté n’est pas seulement une révolte fiscale, c’est une implosion nationale, aux multiples ferments: le déclassement économique et technologique, la fracture territoriale et sociale, l’hyper-violence quotidienne, le chaos migratoire et la barbarie islamiste terroriste. La France de 2019 est, ainsi, menacée de devenir un pays en voie de sous-développement, dans un continent européen en déclin. Avec bon sens, la plupart des Français perçoivent la gravité du danger. Et ils voient bien qu’à l’Élysée, il n’y a pas aujourd’hui la solution mais le cœur du problème: le macronisme prétend être un progressisme, mais il s’est révélé être un facteur de régression.

«Nous sommes les seuls capables, demain, de gouverner sérieusement, en rompant avec le macronisme et en évitant que notre pays ne bascule dans l’extré­misme»

Guillaume Larrivé

Dans votre ouvrage, vous jugiez qu’Emmanuel Macron pouvait être le fossoyeur de la Ve République. Le quinquennat est-il politiquement terminé?

Le quinquennat d’Emmanuel Macron est mort-né. Mais s’il n’a plus la force d’agir, il peut encore s’agiter. Pour continuer à régner, il va chercher à diviser, sur le mode «moi ou le chaos». À nous de lui donner tort. Afin de réussir l’après-Macron, nous devons créer les conditions d’un vaste rassemblement pour la France.

Si les Français rejettent le président, Les Républicains sont loin d’en tirer profit et s’enfoncent dans les sondages. Comment le comprenez-vous?

Je le dis comme secrétaire général délégué des Républicains: notre génération n’a tout simplement pas le droit d’échouer. Avec la présidence active et courageuse de Laurent Wauquiez, nous commençons à retrouver l’esprit de compagnonnage indispensable pour constituer une nouvelle équipe de France. Notre mission est de proposer à tous les patriotes un contrat de réconciliation nationale, autour d’une ligne claire: la défense de notre civilisation, qui nécessite l’arrêt de l’immigration de masse et le réarmement de l’État régalien, et la libération des Français, qui passe par la diminution des dépenses publiques, indispensable pour baisser enfin les impôts. Nous sommes les seuls capables, demain, de gouverner sérieusement, en rompant avec le macronisme et en évitant que notre pays ne bascule dans l’extrémisme. Ce qui se décide dans les mois qui viennent, ce n’est pas la carrière de tel ou telle, c’est l’avenir de la France.

 

« Sortir du chaos migratoire » – Tribune du 5 juillet 2017

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Le Figaro – 5 juillet 2017

Deux mille deux cent cinquante-sept. C’est le nombre des hommes, femmes et enfants qui ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour émigrer vers l’Europe depuis le début de l’année. L’effrayante comptabilité en est scrupuleusement tenue par les services des Nations unies, comme pour signifier l’incurie des pouvoirs sans pouvoir face au chaos migratoire. La Méditerranée continue à pleurer des larmes de sang. Le chemin turco-grec a été coupé mais la voie italienne reste ouverte. Près d’un demi-million de migrants, essentiellement venus d’Afrique subsaharienne, sont ainsi entrés en Europe depuis dix-huit mois.

Quelques milliers seulement ont été raccompagnés chez eux par l’Agence européenne des gardes-frontières. Les autres viennent grossir les rangs des demandeurs d’asile. Parmi eux, quelques-uns sont de vrais combattants de la liberté qui seront légitimement reconnus et accueillis comme réfugiés ; mais la plupart seront des déboutés de l’asile, devenus des clandestins errant de ville en ville, dans le labyrinthe bureaucratique et juridique d’une Europe aboulique.

À l’Élysée, à Matignon comme au Palais Bourbon, le sujet n’est pas pensé. Le président de la République à Versailles, puis le premier ministre à l’Assemblée ont répété cette semaine les mêmes banalités polies, en forme d’injonction morale: la France doit rester fidèle à sa tradition d’asile. On nous promet, à cette fin, un plan d’action sous dix jours. L’inventivité limitée des administrations centrales permet hélas d’en deviner les contours. À Paris, la technocratie va essayer de réduire tel délai et de rallonger tel crédit, en espérant que le vieux système (préfectures, Office français de protection des réfugiés et apatrides, Cour nationale du droit d’asile, centres d’hébergement) tournera plus rapidement: Sisyphe habite place Beauvau. Et à Bruxelles, dès lundi, le ministre de l’Intérieur a discrètement accepté que la France prenne une plus grande part dans ce qui est appelé «la relocalisation des migrants». Au prétexte de soulager le fardeau de l’Italie, on encouragera nolens volens les professionnels de l’immigration clandestine, qui organisent les filières des nouveaux damnés de la Terre.

Comme si elle était hypnotisée par le macronisme triomphant, la droite française s’abstient: elle n’est ni pour, ni contre, bien au contraire, puisqu’elle s’excuse de tout et ne pense plus rien. Je ne me résous pas à cette lamentable abdication de la réflexion et de l’action. Au risque de déplaire aux gardiens zélés de la doxa, j’appelle ici à la définition d’une politique d’immigration, d’asile et de nationalité conforme à l’intérêt du peuple français.

Commençons par en assumer l’objectif, qui n’est pas seulement de surmonter une crise migratoire conjoncturelle, mais bien de rompre avec des décennies d’acceptation passive d’une immigration massive structurelle. Car tout est lié: l’embolie du système d’asile et l’explosion de l’immigration illégale vont de pair avec le dérèglement de l’immigration légale. Celle-ci a été accélérée, année après année, par un amas de règles juridiques toujours plus protectrices des droits individuels et toujours plus oublieuses du droit collectif de  l’État à choisir qui, en France, peut être accueilli au sein de la communauté nationale.

Pour sortir du chaos migratoire, la France devrait définir souverainement des plafonds d’immigration, c’est-à-dire des contingents limitatifs fixés annuellement, dans un nouveau cadre constitutionnel ; subordonner l’autorisation d’immigrer en France à la capacité d’intégration à la société française ; restreindre l’immigration sociale, en précisant les contours de la solidarité nationale ; organiser le retour volontaire ou contraint des clandestins dans leurs pays d’origine ; refaire de l’assimilation le critère d’accès à la nationalité française.

Cette nouvelle politique nationale d’immigration serait d’autant plus puissante si la France parvenait à entraîner plusieurs pays européens dans une voie similaire, pour renforcer hardiment les capacités techniques de gestion des frontières, mais surtout pour généraliser des mesures de diminution structurelle de l’immigration, en conditionnant à cette fin la coopération avec les pays d’origine.

Tout cela ne pourrait advenir que si la lucidité politique et l’audace juridique n’étaient plus interdites. Le songe macroniste en éloigne encore notre pays. Jusqu’à ce que le réel revienne et que la France, un jour, se réveille.

«Emmanuel Macron, ce nouveau Félix Gaillard» – Tribune du 4 janvier 2017

felix.jpgL’Opinion – 4 janvier 2017

La Révolution d’Emmanuel Macron (1) relève de l’antiphrase. Son livre aurait pu recevoir des titres moins attrayants mais sans doute plus fidèles. Ambition, bien sûr, car Emmanuel Macron n’en manque ni pour lui ni pour notre pays : lorsqu’il croise un miroir, il se dit que la France mériterait d’avoir pour chef un jeune homme aussi réussi. Modération, surtout, tant ces 238 pages baignent dans un clapotis d’eau tiède, où les bons sentiments dessinent des compromis raisonnables.

C’est la pensée correcte des plans en deux parties et deux sous-parties. I-A) Il y a un problème déjà ancien et I-B) les réformes esquissées jusqu’alors n’ont pas été suffisantes ; c’est pourquoi II-A) de vrais changements sont nécessaires et vous avez bien de la chance car j’ai la solution, mais II-B) n’allons pas trop loin quand même car, dans un monde-contemporain-de-plus-en-plus-complexe-et-en-pleine-mutation, nous devons rester fidèles aux valeurs-qui-sont-les-nôtres. C’est propre, c’est lisse, et c’est même souvent agréable à entendre. Mais est-ce utile ? En tout cas, ce n’est pas follement novateur. On se croirait revenus il y a soixante ans, aux riches heures du Parti radical.

Félix Gaillard est de retour ! En guise de projet pour 2017, Emmanuel Macron nous propose la couleur sépia de 1957. Cette année-là, la France avait un président du Conseil à peine âgé de 38 ans. Après avoir écrit dans des revues littéraires et collectionné les meilleurs diplômes, il avait fait ses gammes à l’inspection des finances et au cabinet de Jean Monnet, ébloui par le sujet : « Son intelligence et sa faculté d’assimilation exceptionnelle l’engageaient dans des raccourcis brillants et rapides. Il devait bientôt prendre celui de la politique, seul débouché pour son ambition impatiente et élevée » (1). Ses actions ministérielles révèlent les qualités d’un technicien modernisateur, initiateur de l’énergie atomique en France.

Lorsqu’il accède à la présidence, Félix Gaillard constitue un gouvernement de modérés, fédérant radicaux, socialistes, démocrates-chrétiens et indépendants, n’excluant qu’extrêmes communistes et poujadistes. Il ne manque pas d’idées solides (le choix européen, le sérieux budgétaire). Bien plus lucide que la plupart des notables de la IVe République finissante, il conçoit un projet de révision constitutionnelle pour donner plus d’efficacité au pouvoir exécutif. Mais il s’embourbe en Afrique du Nord.

Faute d’aptitude à diriger les armées, le président Gaillard subit les initiatives malheureuses de l’aviation française, qui bombarde des femmes et des enfants dans un village de Tunisie, attaquant ainsi un pays indépendant. Le président des États-Unis, le général Eisenhower, impose alors à la France une mission de bons offices qui humilie notre pays. L’Histoire est tragique, Félix Gaillard n’y était pas suffisamment préparé : cette faute l’a fait chuter.

Mendès France dénonçait, sous le brio du président Gaillard, « un queuillisme juvénile ». Le parallèle est frappant, quand l’on se souvient que, d’un Corrézien à l’autre, François Hollande est l’héritier du bon docteur Queuille. N’est-ce pas aussi l’essence du macronisme : un hollandisme juvénile ?

Au risque de surprendre, je ne crois pas que cela soit le principal problème. L’ardeur avec laquelle Emmanuel Macron piétine François Hollande démontre qu’ils ne sont pas faits du même bois. Et la distance à laquelle il tient les notables radoteurs du PS est assez rafraîchissante. Le macronisme vaut mieux que le hollandisme, c’est-à-dire mieux que rien.

Est-ce à dire qu’il est prêt, demain, à s’installer à l’Élysée ? Non. La vérité est qu’Emmanuel Macron n’est pas préparé à assumer la charge régalienne de l’État. L’intelligence souriante, l’allure élancée et le goût pour l’économie ne suffisent pas à diriger une Nation éprouvée par des ennemis islamistes qui veulent nous détruire. L’époque impose un chef de guerre dont Macron n’est pas le nom.

Guillaume Larrivé, député LR de l’Yonne, publiera Insoumission. Pour que vive la nation (Plon) le 12 janvier.

(1) : Emmanuel Macron, Révolution, XO Editions.

(2) : Jean Monnet, cité in Benoît Yvert, Premiers ministres et présidents du Conseil depuis 1815 (Perrin).

 

« En marche !, ou crève ! » – Tribune du 23 février 2017

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Le Figaro – 23 février 2017

Souvent, Emmanuel Macron invoque la responsabilité de sa génération. C’est la nôtre : celle des Français de 40 ans, l’âge passerelle qu’en son temps Victor Hugo appelait «la vieillesse de la jeunesse ». Nous avons le même âge, fait les mêmes études méritocratiques et commencé des vies professionnelles parallèles – l’un à l’Inspection des finances, l’autre au Conseil d’État, avant de travailler à l’Élysée, l’un comme conseiller économique de François Hollande, l’autre comme conseiller juridique de Nicolas Sarkozy. Mais les points communs s’arrêtent là.

Nous n’avons pas la même conception de l’engagement public. Alors que celui qui allait devenir ministre de l’Économie choisissait le monde de la haute finance et collectionnait les deals à la banque Rothschild, j’ai fait le choix d’un enracinement républicain, dans le département de l’Yonne. Et depuis bientôt cinq ans, je suis un député, comme l’on dit, «de terrain », un élu ancré dans cette France des petites villes et des villages, cette France qui se méfie de la politique, cette France des classes moyennes qui aimeraient tant que le pouvoir exerce à nouveau le pouvoir.

Ce terrain-là, terroir et territoire, terreau des Français qui font de leur mieux, Emmanuel Macron ne l’a jamais labouré. Il ne le connaît pas. Il regarde la France à distance, par les études d’opinion, les courbes de sondages, l’analyse du marketing politique. Il organise des déplacements en France comme autant d’escales initiatiques. Au-delà du réel, il s’est lancé dans la vie politique en menant une campagne de chaman, exposant son ego à la face du monde, étalant un discours pseudo-progressiste, multipliant les prêches illuminés. La marche va dans le sens du vent – mais « être dans le vent, c’est avoir le destin des feuilles mortes », nous a avertis Jean Guitton.

Où va vraiment la marche macronienne ? Pour nos villages, nos petites villes, pour tous les territoires oubliés par la fameuse « mondialisation heureuse » vendue par les amis parisiens de M. Macron, la marche ne peut conduire nulle part, car elle oublie une dimension vitale : la nation.

La société française n’est pas, partout, pour tous, une start-up agile, novatrice, évolutive, inventive, qui s’adapterait à toutes les spéculations, comme les pépites de la Silicon Valley. Mon propos ne relève pas du spleen décliniste, car la France d’aujourd’hui est pleine de talents, d’envies, d’énergies, y compris au cœur de cette ruralité vivante qui constitue la France majoritaire. Mais notre pays n’est pas une page blanche, un terrain vague où régnerait un Homo oeconomicus utilitariste, maximisant son profit ici ou là, totalement déconnecté du cadre national, acteur du marché mondial.

Emmanuel Macron, lui, est tout entier soumis au marché ; il nous explique qu’il n’existe pas de culture française et que l’histoire de France est coupable, forcément coupable. Pour lui, la nation est une vieillerie. « En marche !, ou crève ! », voilà l’injonction d’Emmanuel Macron : bougez vite ou disparaissez. Rejoignez le camp des gagnants de la nouvelle économie ou faites-vous oublier. Intégrez la communauté des insiders ou écartez-vous, pour laisser avancer la marche. Bienvenue dans le meilleur des mondes postnationaux !

Mais cette France-là, ce ne serait plus la France que les Français veulent conserver, en adaptant ce qui doit l’être. « Conserver ce qui vaut, réformer ce qu’il faut » : l’adage de Disraeli est d’une parfaite actualité. La France n’a besoin ni de la brutalité extrémiste d’une Marine Le Pen ni de l’irréalité bougiste d’un Emmanuel Macron. Les Français méritent d’être respectés par des gouvernants ayant mûri un vrai projet et réuni une équipe préparée à assumer la responsabilité de l’État, solide dans la tempête, à l’heure des menaces sur la sécurité nationale et des turbulences économiques.

Autour de François Fillon, nous ne promettons pas la lune, nous ne prétendons pas être la réincarnation de Jeanne d’Arc ou de Jules César, mais nous nous sommes préparés à faire de notre mieux, ensemble, pour que la France reste la France.

C’est aux Français, en conscience, de décider, dans moins de soixante-dix jours désormais.