« Ne tombons pas dans le piège européiste de M. Macron » – Tribune du 7 septembre 2018

Le Figaro – 7 septembre 2018

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L’européisme d’Emmanuel Macron relève de la pensée magique. Sa feuille de route est un concentré chimiquement pur de la doxa dominante à Bruxelles depuis les années 1980. C’est pourquoi il plaide pour une poursuite de l’élargissement de l’UE aux Balkans et de l’espace Schengen à la Roumanie et à la Bulgarie, l’instauration d’un budget de la zone euro alimenté par un impôt européen, la formation de diverses agences et autres bidules intégrés, l’affirmation des juges supranationaux, la création d’un mécanisme automatique d’accueil et de répartition des migrants, et même la disparition du siège permanent français au sein d’une Commission européenne reconfigurée.

Ce fétichisme européiste présente un léger défaut de conception: il ne convainc quasiment personne parmi les chefs d’État et de gouvernement de l’Europe. M. Macron rêvait de fonder une République européiste en marche. Quelques mois plus tard, il se retrouve en marge des nations européennes, qui rejettent légitimement le fédéralisme sans frontières dont il se veut le prophète. Partout les peuples se réveillent, car ils ouvrent les yeux sur la réalité: la théorie européiste se révèle, en pratique, contraire à l’intérêt des Européens.

Soumise à tous les vents, l’UE a oublié ce pour quoi elle avait été constituée: protéger les peuples d’Europe en affirmant une puissance continentale. Au fil des années, l’Europe a manqué le rendez-vous avec les grands sujets qui engagent l’avenir des Européens. Ainsi, les États de l’UE se sont comportés comme s’ils pouvaient bénéficier des dividendes de la paix au moment même où l’insécurité globale a appelé, partout ailleurs, un réarmement régalien des nations. Et cette faiblesse militaire ne signifie pas, pour autant, que l’Europe ait fait le choix de la puissance civile. L’UE ne défend pas suffisamment nos intérêts économiques dans le monde, parce qu’elle prétend être le meilleur élève de la mondialisation et qu’elle crée des règles qu’elle est la seule à s’imposer. Elle s’est ainsi révélée incapable de protéger le continent dans la compétition commerciale, industrielle, agricole et technologique brutale que lui livrent les puissances américaines et asiatiques.

En Europe, le dogme de la concurrence et l’aboulie bureaucratique empêchent la constitution de champions européens tout en ouvrant nos marchés publics à des rivaux qui, eux, prennent soinde fermer les leurs. La naïveté coupable de l’UE et l’absence de réciprocité qu’elle tolère ont pour conséquence de fragiliser les consommateurs et plus encore les salariés européens. Parallèlement, l’environnement réglementaire et fiscal de l’UE n’a pas permis l’émergence, sur notre continent, de l’équivalent des GAFAM ou des BATX: pendant que les géants de l’intelligence artificielle sont américains ou chinois, l’Europe accueille aujourd’hui moins de 2 %de la capitalisation mondiale des entreprises numériques. L’UE a ainsi réussi la triste performance, dans les deux premières décennies du nouveau siècle, de rester un nain digital, colonisé par des plateformes extérieures venant puiser chez nous leurs matières premières, c’est-à-dire les données personnelles passivement produites par les Européens. Plus gravement encore, l’UE est restée prisonnière du dogme absolu de la libre circulation des personnes: elle a failli dans sa mission de protection des frontières extérieures et subit désormais l’accélération d’une immigration massive de peuplement, dont les réalités démographiques de l’Afrique ne font qu’accentuer le rythme et le volume.

De tout cela, M. Macron ne comprend pas les grands dangers. Et il insulte désormais les peuples qui ont le mauvais goût de ne pas partager ses chimères. C’est ainsi qu’il ose dénoncer, dans l’aspiration légitime des nations d’Europe à défendre leurs frontières et à préserver leur mode de vie, une «lèpre qui monte». Cyniquement, il veut installer l’idée d’une bataille binaire entre le camp du progrès et celui de la régression: moi ou le chaos, la lumière ou les ténèbres. De fait, les eurobéats sont aujourd’hui les meilleurs agents électoraux des europhobes, tant le ressentiment anti-européiste pollue le sentiment européen.

La responsabilité de la droite, aux côtés de Laurent Wauquiez, est de refuser le piège macroniste. Dans les mois qui nous rapprochent des élections au Parlement européen, nous proposerons, dans l’intérêt national, une ligne euroréaliste: celle qui rassemble les patriotes voulant réinventer notre coopération avec les nations d’Europe. Le progrès ne viendra pas des macronistes européistes, mais des Républicains européens parce que patriotes.

Guillaume Larrivé,
député de l’Yonne, secrétaire général délégué des Républicains

« Pour en finir avec l’imposture de l’Aquarius » – Tribune du 18 octobre 2018

Le Figaro – 18 octobre 2018

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TRIBUNE – L’entreprise de culpabilisation que mènent les défenseurs de l’Aquarius ne résiste pas à l’examen des faits, argumente le député de l’Yonne (LR)*.

L’Aquarius n’a plus de pavillon, ni celui de Gibraltar, ni celui de Panama. C’est un bateau fantôme, avec un comportement de quasi-pirate. Il ne s’agit pas, pour lui, d’aller se porter au secours de malheureux, mais de perpétuer son activité illégale en s’approchant au plus près des côtes libyennes, pour susciter les départs et conforter le business modeldes organisations criminelles de passeurs. Qu’attend-on pour en finir?

La manière hasardeuse dont le président de la République traite le dossier de l’Aquarius démontre la lâcheté de sa non-politique migratoire. Récemment, Emmanuel Macron a choisi la pire option, qui consistait à faire semblant de dire non à l’accueil de ce bateau dans un port français tout en disant vraiment oui à la répartition, entre la France, l’Allemagne, l’Espagne et le Portugal, des ressortissants étrangers en situation irrégulière présents sur ce navire.

Peut-on agir ? Oui, à condition de s’en tenir à une ligne dissuasive

Le message a été bien reçu par les filières de trafiquants: dès que vous affrétez un bateau de clandestins en direction de l’Europe et que vous provoquez un peu de bruit médiatique autour de cette opération, soyez sûrs que des chefs d’État vont organiser eux-mêmes la suite du voyage. Cette attitude est irresponsable. Elle consiste nolens volens à encourager une noria de traversées périlleuses de la Méditerranée, alors même que 1 730 personnes ont déjà disparu en mer cette année.

Peut-on agir? Oui, à condition de s’en tenir à une ligne dissuasive. Rappelons les faits. À l’été 2017, le gouvernement italien de l’époque avait, à juste titre, obtenu de diverses organisations non gouvernementales (ONG) opérant en Méditerranée qu’elles signent un code de bonne conduite, afin d’obéir – comme l’impose le droit maritime international – aux instructions du centre de coordination de sauvetage compétent: leMaritime Rescue Coordination Centre(MRCC), connu en France sous l’appellation de Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage. L’objectif de Rome était d’éviter que ces navires n’aillent faire des ronds dans l’eau au plus près des côtes libyennes pour susciter les départs et de les amener à coopérer avec les autorités de police et l’agence Frontex afin de faciliter l’identification et l’arrestation des passeurs. Cette politique avait conduit plusieurs ONG à cesser leurs activités en Méditerranée centrale et à la baisse consécutive des départs et des naufrages de clandestins.

Or, un an après, l’Aquarius, dernier bateau d’ONG opérant dans la zone, continue à narguer l’Europe. Il s’est récemment soustrait aux instructions du Maritime Rescue Coordination Centre libyen compétent, qui coordonnait les opérations de secours. L’Aquarius a décidé de faire route vers le nord, en contrevenant au droit maritime international. La reconstitution d’un MRCC libyen depuis le printemps est pourtant l’aboutissement réussi d’un projet lancé par la haute représentante Federica Mogherini, financé par l’Union européenne et appuyé par l’Italie depuis deux ans.

Si le président français avait les idées claires et une capacité de leadership en Europe, le dossier Aquarius serait clos fermement et rapidement : ce navire sans pavillon doit être saisi

Si le président français avait les idées claires et une capacité de leadership en Europe, le dossier Aquarius serait clos fermement et rapidement: ce navire sans pavillon, dont l’équipage est en infraction avec le droit maritime international, doit être saisi. Les ressortissants étrangers présents à son bord doivent être, non pas répartis en Europe, mais débarqués sur la rive sud de la Méditerranée, dans des plateformes ad hoc.

A-t-on déjà oublié que le Conseil européen de juin 2018 avait apparemment convenu de travailler sur ce concept de «plateformes de débarquement dans les pays tiers», proposition du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés et de l’Organisation internationale des migrations? Qu’attend-on pour passer de l’esquisse à la réalisation? De telles plateformes doivent être mises en œuvre – d’abord en Tunisie puis, lorsque la situation sécuritaire le permettra, en Libye.

À cette fin, il est urgent de provoquer une conférence internationale, mobilisant des bailleurs de fonds, pour créer concrètement ces plateformes sur la rive sud de la Méditerranée. C’est à partir de ces plateformes que l’on pourra organiser le retour des clandestins vers leurs pays d’origine, en leur envoyant ainsi un message clair et simple: il est vain de tenter la traversée de la Méditerranée.

Quant aux personnes reconnues comme étant de vrais réfugiés de guerre, elles ont vocation à bénéficier d’une protection. Mais celle-ci nécessite-t-elle nécessairement leur accueil en Europe? Non, si nous parvenons à ce que les futures plateformes soient conçues, financées et organisées pour être, demain, des «cités internationales d’asile temporaire». C’est là-bas, sur la rive sud de la Méditerranée, que les personnes réfugiées de guerre bénéficieraient d’une telle protection temporaire internationale: elles seraient ainsi mises à l’abri, jusqu’à ce que l’évolution géopolitique permette leur retour chez elles et, dès lors, leur participation active à la reconstruction de leur patrie.

Le volontarisme est plus que jamais indispensable pour sauver des vies et protéger nos frontières.

Secrétaire général délégué Dp0QEg5W0AAcufMdes Républicains.


Droit de réponse de l’association SOS MEDITERRANEE à l’article du figaro.fr du 17 octobre 2018 «Pour en finir avec l’imposture de l’Aquarius»:

«La mission de SOS MEDITERRANEE est menée depuis le premier jour dans le plus pur respect du droit et des conventions internationales, en mer comme sur terre. Son action se base sur le devoir d’assistance à toute personne en détresse en mer, codifié par le droit maritime international, et notamment la convention sur le droit de la mer de 1982, la convention de sauvegarde de la vie humaine en mer de 1974, la convention «search and rescue» de 1979 et la convention de Genève de 1951.

En application de ces conventions internationales dont les Etats européens sont parties, SOS MEDITERRANEE ne peut débarquer les personnes secourues que dans un port sûr, où la sécurité des personnes secourues n’est plus menacée, et dans lequel les besoins humains fondamentaux peuvent être satisfaits.

SOS MEDITERRANEE coordonne son action avec les autorités maritimes compétentes dans la plus grande transparence. L’Aquarius n’entre pas dans les eaux territoriales libyennes, qui s’étendent à 12 milles marins à partir des lignes de base droites, et patrouille au-delà de 24 milles nautiques (soit environ 40 kms) des côtes libyennes.»

« Sortir du chaos migratoire » – Tribune du 5 juillet 2017

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Le Figaro – 5 juillet 2017

Deux mille deux cent cinquante-sept. C’est le nombre des hommes, femmes et enfants qui ont disparu en tentant de traverser la Méditerranée pour émigrer vers l’Europe depuis le début de l’année. L’effrayante comptabilité en est scrupuleusement tenue par les services des Nations unies, comme pour signifier l’incurie des pouvoirs sans pouvoir face au chaos migratoire. La Méditerranée continue à pleurer des larmes de sang. Le chemin turco-grec a été coupé mais la voie italienne reste ouverte. Près d’un demi-million de migrants, essentiellement venus d’Afrique subsaharienne, sont ainsi entrés en Europe depuis dix-huit mois.

Quelques milliers seulement ont été raccompagnés chez eux par l’Agence européenne des gardes-frontières. Les autres viennent grossir les rangs des demandeurs d’asile. Parmi eux, quelques-uns sont de vrais combattants de la liberté qui seront légitimement reconnus et accueillis comme réfugiés ; mais la plupart seront des déboutés de l’asile, devenus des clandestins errant de ville en ville, dans le labyrinthe bureaucratique et juridique d’une Europe aboulique.

À l’Élysée, à Matignon comme au Palais Bourbon, le sujet n’est pas pensé. Le président de la République à Versailles, puis le premier ministre à l’Assemblée ont répété cette semaine les mêmes banalités polies, en forme d’injonction morale: la France doit rester fidèle à sa tradition d’asile. On nous promet, à cette fin, un plan d’action sous dix jours. L’inventivité limitée des administrations centrales permet hélas d’en deviner les contours. À Paris, la technocratie va essayer de réduire tel délai et de rallonger tel crédit, en espérant que le vieux système (préfectures, Office français de protection des réfugiés et apatrides, Cour nationale du droit d’asile, centres d’hébergement) tournera plus rapidement: Sisyphe habite place Beauvau. Et à Bruxelles, dès lundi, le ministre de l’Intérieur a discrètement accepté que la France prenne une plus grande part dans ce qui est appelé «la relocalisation des migrants». Au prétexte de soulager le fardeau de l’Italie, on encouragera nolens volens les professionnels de l’immigration clandestine, qui organisent les filières des nouveaux damnés de la Terre.

Comme si elle était hypnotisée par le macronisme triomphant, la droite française s’abstient: elle n’est ni pour, ni contre, bien au contraire, puisqu’elle s’excuse de tout et ne pense plus rien. Je ne me résous pas à cette lamentable abdication de la réflexion et de l’action. Au risque de déplaire aux gardiens zélés de la doxa, j’appelle ici à la définition d’une politique d’immigration, d’asile et de nationalité conforme à l’intérêt du peuple français.

Commençons par en assumer l’objectif, qui n’est pas seulement de surmonter une crise migratoire conjoncturelle, mais bien de rompre avec des décennies d’acceptation passive d’une immigration massive structurelle. Car tout est lié: l’embolie du système d’asile et l’explosion de l’immigration illégale vont de pair avec le dérèglement de l’immigration légale. Celle-ci a été accélérée, année après année, par un amas de règles juridiques toujours plus protectrices des droits individuels et toujours plus oublieuses du droit collectif de  l’État à choisir qui, en France, peut être accueilli au sein de la communauté nationale.

Pour sortir du chaos migratoire, la France devrait définir souverainement des plafonds d’immigration, c’est-à-dire des contingents limitatifs fixés annuellement, dans un nouveau cadre constitutionnel ; subordonner l’autorisation d’immigrer en France à la capacité d’intégration à la société française ; restreindre l’immigration sociale, en précisant les contours de la solidarité nationale ; organiser le retour volontaire ou contraint des clandestins dans leurs pays d’origine ; refaire de l’assimilation le critère d’accès à la nationalité française.

Cette nouvelle politique nationale d’immigration serait d’autant plus puissante si la France parvenait à entraîner plusieurs pays européens dans une voie similaire, pour renforcer hardiment les capacités techniques de gestion des frontières, mais surtout pour généraliser des mesures de diminution structurelle de l’immigration, en conditionnant à cette fin la coopération avec les pays d’origine.

Tout cela ne pourrait advenir que si la lucidité politique et l’audace juridique n’étaient plus interdites. Le songe macroniste en éloigne encore notre pays. Jusqu’à ce que le réel revienne et que la France, un jour, se réveille.

« Le marinisme est un néocommunisme antinational » – Tribune du 28 janvier 2016

Tribune de Guillaume Larrivé – Valeurs actuelles – 28 janvier 2016

VAMarinisme.jpgQu’est-ce que le marinisme ? Ce n’est pas le lepénisme originel, qui était d’abord un style fanfaron, bambocheur et bravache. Lire le projet du Front national de 2016 est édifiant, tant Marine Le Pen y apparaît pour ce qu’elle est : non pas l’héritière de son père, mais plutôt celle de feu Georges Marchais. Elle se plaît, en effet, à recycler de vieilles marottes aussi rouges que ruineuses. Le protectionnisme le plus anti-libéral y côtoie une addiction toxique à la dépense publique, matinée d’un petit air de lutte des classes, comme si le programme de la place du Colonel-Fabien avait été décongelé.

Le protectionnisme ? Prôner le retour aux droits de douanes nationaux repose sur une étrange inconscience. C’est oublier cette vérité évidente que le commerce international marche dans les deux sens et que les représailles seraient immédiates. La viticulture, l’industrie du luxe et l’aéronautique françaises n’exporteraient plus rien en Chine et au Japon si l’on décidait de ne plus importer d’électronique asiatique. Ce choix protectionniste serait d’autant plus absurde que les emplois sauvés à court terme dans les industries protégées seraient détruits ailleurs, dans des secteurs devant payer plus cher leurs consommations intermédiaires. Les gains pour les producteurs et les salariés des branches protégées devraient être comparés aux pertes des consommateurs.

L’addiction mariniste à la dépense publique, elle, relève de la pensée magique, comme si l’argent public était une ressource illimitée dans un pays qui redistribue déjà 57% de son PIB et doit rembourser une dette publique tangentant les 100% de la production nationale. Ceci n’empêche pas les frontistes de prôner l’augmentation des pensions, pour un coût annuel que l’Institut Montaigne évalue à quelque 14 milliards d’euros par an. Peut-être imagine-t-on qu’il suffirait de rétablir le franc pour financer toutes ces nouvelles dépenses sociales ? Hyper-inflation, anéantissement de l’épargne des ménages, fragilisation du système bancaire et explosion de la dette réelle : la sortie de l’euro serait chèrement payée par tous les Français.

Marine Le Pen continue, pourtant, à prendre la pose du défenseur des “petits” contre les “gros”. Sa logorrhée définit une nouvelle lutte des classes, où les grandes entreprises doivent être punies d’exister, de créer, d’exporter. Elle estime, ainsi, que les 50 capitalisations boursières les plus importantes du pays devraient affecter 15% de leur résultat à une « réserve spéciale de réindustrialisation » pendant cinq ans avant un éventuel remboursement. Autrement dit, la bureaucratie frontiste déciderait directement d’une partie de l’affectation des résultats et des choix d’investissement. A quand le ministère du Gosplan ?

La fine équipe marino-philippotesque n’a, semble-t-il, absolument rien vu et rien compris des pépites économiques des années 2010. Tesla, Google ou Facebook ne sont en rien la conséquence d’une politique industrielle décrétée par quelques hauts fonctionnaires sur un coin de table. Il ont grandi dans un contexte favorable à la valorisation des idées nouvelles et à la prise de risque par les investisseurs privés.

Parce qu’il est un néo-communisme régressif, le marinisme est anti-national : il est à mille lieues des besoins de notre pays. Si nous aimons vraiment la France, nous devons en finir avec les chimères de l’économie administrée, faussement protectrice d’emplois et réellement destructrice de richesses. A nous, la droite, d’inventer, enfin, un chemin de conquête, en cultivant l’intelligence du capital humain et en faisant confiance à l’esprit de liberté.